2005-08-01

Le doyen Vedel exprime son désaccord

" […] À qui voudrait porter malheur au Conseil j'offre deux recette infaillibles :

La première serait de confier au Conseil l'élection de son président […].

L'autre recette, celle de l'admission des opinions dissidentes, serait encore plus foudroyante. Le premier effet, dans un pays qui n'en a pas la tradition, serait de présenter aux citoyens au lieu d'une Cour de justice un spectacle qui aurait sa place à la télévision entre le "Face à face" et la "Roue de la fortune". Le second serait de nous valoir des décisions et des opinions en forme de longues plaidoiries pour des procès entre membres du Conseil. Le troisième – et non le moindre – serait de priver le Conseil de la patiente élaboration du consensus qui préside à un grand nombre de décisions. Elle serait sacrifiée au désir sportif bien humain – et bien français – de signer se son nom l'exploit du jour […]. "

Grumbl. J'ai l'impression que le doyen Vedel et moi, nous ne partageons décidémment pas les mêmes options. Mais même s'il a plus d'expérience que moi, les inconvénients qu'il dénonce pour l'élection du Président du Conseil ne tiennent que si cette élection est publique et concerne des personnalités politiques. Ma proposition est de nommer des juges au conseil constitutionnel et de leur faire élire leur Président au secret.

2 Comments:

At 07:17, Anonymous Anonyme said...

Quelle est la source de votre citation?

 
At 09:35, Blogger groM said...

Cela vient du numéro 8 des Cahiers du Conseil Constitutinonel. Mea Culpa, j'aurais en effet dû citer mes sources.

 

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